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Mussolini et les femmes

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature italienne

Mussolini et les femmes Details

Maître de la chronique satirique, Gian Carlo Fusco pourfend, dans Mussolini et les femmes, les ridicules du régime du Duce. À coups d'anecdotes autour de Rachele (l'épouse) et des maîtresses innombrables de " l'homme de la Providence ", il brosse le portrait d'un homme aux séductions brutales, entouré de " play-boys " englués dans leurs jalousies, leurs rivalités, leurs ambitions de vitelloni, de séducteurs de bordels. D'un trait vif, provocateur, impitoyable, il traque, débusque et pulvérise les impostures d'un pouvoir qui, avant l'ère médiatique, avait hissé le sport au rang de priorité nationale pour divertir les Italiens, au grand dam des hiérarques ventripotents contraints de s'exhiber dans des prouesses athlétiques. Un " Envers de l'histoire mussolinienne ", truculent, inattendu et irrésistible. Né en 1915 en Ligurie et mort à Rome en 1984, Gian Carlo Fusco a beaucoup brodé sur sa vie mouvementée. A l'en croire, il a été danseur, boxeur, acteur, scénariste et voyou. Auteur à succès, il a publié un recueil de chroniques et six ouvrages. Son premier livre, Biancheria (1935) est censuré par le pouvoir au motif qu'il est " antisolaire et défaitiste ".

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Une dizaine d'années après la fin de la seconde guerre mondiale, Gian Carlo Fusco, journaliste et écrivain, entame une série de chroniques sur le défunt régime du Duce. L'objectif, dévoiler, exposer au grand jour et d'une plume trempée de vitriol les coulisses de ce régime corrompu dirigé par des play-boys adeptes des bordels, avinés et veules , tordre le cou enfin à l'opinion bien vivante encore à l'époque selon laquelle on ne se portait pas si mal finalement sous le fascisme.Mussolini sans fards et sans le masque de respectabilité qu'il a bien tenté, un temps, de s'approprier, Mussolini, le séducteur, misogyne à l'extrême. Marié à Rachele, il l'a trompa tous les jours, pour avoir les idées claires, disait-il, bien qu'il ne les ait jamais eues « ni avant, ni après la galipette ».Liste innombrable de femmes, trouvées dans les bordels, « pots de chambre en chair et en os », d'où émergent, outre Rachele, le paravent de respectabilité (et la mère de ses enfants ), cinq noms, celles qui comptèrent un tout petit plus, à peine.Mussolini, les femmes, et son entourage. Un entourage bien gênant pour celui qui tentait de paraître ce qu'il n'était pas. Ultra violent, corrompu, adepte pour certains des drogues dures et à son image des parties de jambes en l'air.Gian Carlo Fusco, épingle sans concession les proches du Duce, ceux qu'il appelle, les « play-boys du régime » , choisissant les anecdotes les plus cruelles, les plus perverses, les plus épique.. Le résultat est saisissant et surtout tient-il à préciser totalement véridique :« Tu sais, je n'ai pas d'imagination. Ce que j'appellerai la « nuit de Matsuoka » est scrupuleusement exact. »Mussolini et les femmes ou l'envers du music-hall, de cette sinistre mise en scène qui emporta l'Italie dans la tourmente et la violence. Fusco, méticuleusement, déchire les oripeaux de respectabilité, ou ce qu'il en reste, pour montrer le pantin qui s'agite dessous, mal dégrossi et honteux.En octobre 1954, il y en avait encore, des hommes politiques italiens, et même des sénateurs pour proclamer tout à trac et avec assurance à leurs adversaires :« C'est vous qui jouez les scandalisés et les moralistes, vous qui avez tout fait pour enterrer le fascisme, régime qui avait donné au pays des m?urs saines, sans vice ni corruption ! »Fusco se devait d'agir, c'est-ce qu'il fit, avec tout le talent qui est le sien.

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